Glossaire

Ici, on ne va pas se payer de mots… Mais on va quand même vous aider à décrypter des expressions, des concepts, des pratiques et des tendances liées au bien-être des individus et celui de la planète. En texte comme en images.

Économie circulaire

Le gaspillage alimentaire est un fléau : selon la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), un tiers de la production alimentaire mondiale destinée à l’alimentation humaine est perdue, jetée, bref, gaspillée. Sur fond de raréfaction des ressources naturelles, des matières premières et des sources d’énergies non renouvelables, l’économie circulaire est un puissant levier dans la lutte contre ce fléau.

Dans le terme « économie circulaire », il y a l’idée d’une boucle, d’un cycle dans lequel le déchet est absent (ou limité au maximum), car considéré comme une ressource. À rebours de l’économie linéaire qui domine aujourd’hui et met en œuvre quatre étapes : extraire, fabriquer, utiliser, jeter, l’économie circulaire prône : extraire, fabriquer, utiliser, réexploiter.

Lutter contre le gaspillage alimentaire en mettant en œuvre les principes de l’économie circulaire, c’est par exemple, du côté des distributeurs, revaloriser les produits « hors calibre » ou encore donner les invendus à des associations plutôt que les jeter purement et simplement.

Du côté des consommateurs, appliquer les principes de l’économie circulaire à la lutte contre le gaspillage alimentaire, c’est considérer les ordures ménagères (dont 30 % sont des matières organiques) non comme des déchets, mais comme des ressources qu’il est possible de réutiliser. Par exemple en transformant les fanes de carottes ou les cosses de petits pois en un velouté, ou en utilisant une carcasse de poulet pour confectionner un bouillon en vue d’un risotto…

Semences paysannes

Les graines, ou semences, qu’un agriculteur peut planter pour les récoltes sont de deux ordres : soit des semences certifiées achetées à un semencier, soit des semences qu’il prélève dans sa propre récolte en vue d’un semis ultérieur – on parle alors de semences fermières ou paysannes.

Voilà pour la théorie. Car dans les faits, en France, un décret de juin 1949 interdit la commercialisation, à titre onéreux, de semences n’appartenant pas à une variété inscrite au Catalogue officiel des espèces et variétés végétales (institué par un décret de novembre 1932). Une situation que l’on retrouve dans de nombreux autres pays (un Catalogue commun, à l’échelle de l’Europe, a ainsi été créé en 1970).

Mais depuis une quinzaine d’années, les semences paysannes bénéficient d’un regain d’intérêt, sur fond de remise en cause de l’agriculture intensive et de ses effets sur les sols et sur l’environnement en général. Cette dernière, avec les semences certifiées et commercialisées par les géants de l’agrochimie, réduit la diversité variétale. Le saviez-vous ? Moins de 10 variétés fournissent plus de la moitié du blé tendre produit dans l’Hexagone et 80 % des légumes cultivés il y a cinquante ans ont disparu… (sources : reporterre.net : Face au changement climatique, les semences paysannes sont l’avenir de l’agriculture, reporterre.net : Pour faire vivre la biodiversité, ils créent des légumes et www.semencespaysannes.org : Les semences paysannes, premier maillon de la chaîne alimentaire)

À l’inverse, par leur diversité même et les processus de sélection naturelle ou humaine, les semences paysannes sont un atout pour la biodiversité et l’avenir de la planète. Et par leurs qualités organoleptiques, leur capacité d’adaptation, leur résilience, leur rendement supérieur dans certaines conditions, elles sont considérées par beaucoup comme « l’avenir de l’agriculture ».

Hooping

Le hooping est une pratique qui consiste à faire tourner un cerceau principalement autour de sa taille au travers d’un déhanchement rythmé. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette pratique est tout sauf récente !

Dès l’Antiquité, les enfants d’Égypte jouaient avec de grands cerceaux fabriqués à l’aide de vignes séchées. En Angleterre, au xive siècle, enfants et adultes pratiquaient le hooping comme loisir.

Plus récemment, dans les années 1950, le hooping était très populaire aux États-Unis… avant de disparaître au cours de la décennie suivante. Son retour en force a lieu au début des années 2000 grâce à la vogue du fitness. S’il évoque l’enfance, le hooping est devenu bien plus qu’un jeu ! Remis sur le devant de la scène par les coachs sportifs, c’est un moyen très efficace pour perdre du poids, tonifier le dos, les jambes, les bras et surtout la ceinture abdominale. Il améliore aussi l’équilibre.

Conseils pratiques :

  • Le choix du bon cerceau est primordial. Quand vous mettez le hoop en face de vous, il doit arriver entre votre taille et votre poitrine. Si vous êtes grand(e), le cerceau doit alors être plus grand.
  • Pour effectuer la rotation, mettez un de vos pieds en avant. Placez le cerceau contre le dos puis donnez-lui un peu d’élan. Contrairement à ce que l’on pense, pour faire tourner le cerceau, il ne faut pas tourner les hanches, mais faire des mouvements d’avant en arrière en déplaçant le poids du corps d’un pied à l’autre.

Agriculture urbaine

En parcelles partagées, dans les jardins individuels ou collectifs, sur les balcons ou les toits des immeubles… l’agriculture urbaine désigne les pratiques agricoles en ville. Sont principalement concernés le maraîchage, le petit élevage et la culture d’arbres fruitiers.

Il y a quinze ans déjà, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) affirmait qu’elle fournissait de la nourriture au quart de la population urbaine mondiale et prévoyait une amplification considérable de cette tendance d’ici à 2030.

Sur fond de métropolisation du monde et de pénuries alimentaires, l’agriculture urbaine répond à divers objectifs : participer à la sécurité alimentaire des ménages et privilégier les circuits courts, mais aussi créer des emplois, favoriser le compostage, valoriser les espaces vides et à l’abandon, participer à la biodiversité et renforcer la résilience des villes face au changement climatique et enfin, encourager le lien social en créant et renforçant des communautés urbaines.