L’algue, c’est fort en nutriments !

L’algue s’invite de plus en plus dans nos assiettes. On fait le point sur ses nombreuses qualités nutritionnelles.

En décembre 2016, la Cité des Sciences et de l’Industrie organisait la première édition de son festival dédié à l’alimentation et intitulé « À table en 2030 ». Parmi la série d’ateliers proposés, plusieurs étaient consacrés à la cuisine des algues. À la question « que contiendront nos assiettes dans les années à venir ? », il semblerait que la réponse se trouve notamment dans la mer.

« La valeur nutritionnelle des algues s’explique en grande partie par la présence conjointe de trois grandes catégories de composants : fibres, minéraux et protéines »

Et parmi les richesses halieutiques, l’algue figure au premier plan. Les algues, plutôt, car il en existe une infinie variété. Le nori, le konbu, le wakame, la spiruline, la laitue de mer, la dulse, ou les haricots de mer sont quelques-unes des plus connues.

Consommées depuis des millénaires en Asie, en particulier au Japon, en Corée et en Chine, les algues suscitent aujourd’hui un fort engouement chez nous.

Au-delà de l’effet de mode, un rapide coup d’œil à la table de composition nutritionnelle du Ciqual suffit à comprendre pourquoi : les algues sont bourrées de nutriments.

D’ailleurs, on les retrouve dans le régime alimentaire des centenaires de l’île d’Okinawa. Y aurait-il un lien entre consommation d’algues et longévité ?

« La valeur nutritionnelle des algues, détaillent les experts du Centre d’étude et de valorisation des algues, peut s’expliquer en grande partie par la présence conjointe de trois grandes catégories de composants : fibres, minéraux et protéines », mais également par la présence de caroténoïdes, polyphénols, vitamines ou acides gras polyinsaturés.

Certaines présentent une teneur plus élevée en minéraux et oligo-éléments que certains végétaux terrestres.

Contrairement à ces derniers, les algues fournissent également de la vitamine B12. Bon à savoir pour les végétaliens ! L’algue Ao nori séchée, par exemple, est réputée pour sa richesse en protéines et figure parmi les aliments les plus riches en magnésium, en potassium, en calcium et en vitamine B12.

Nourrir la planète

Nutritionnellement riches, les algues présentent un autre avantage : de nombreux spécialistes sont convaincus que leur utilisation dans l’alimentation humaine peut contribuer à relever le défi de la sécurité alimentaire. En 2016, 815 millions de personnes souffraient encore de la faim et plus encore demain : selon l’ONU, la population mondiale atteindra environ 9,8 milliards d’habitants en 2050, ce qui s’accompagnera d’une augmentation de la demande alimentaire.

Dans ce contexte, les algues pourraient-elles constituer un complément aux protéines animales, pour nourrir la planète tout en limitant la pression sur les ressources naturelles ?

En attendant, les algues seront-elles bientôt au menu des bistrots parisiens ? Grands chefs et petits restaurateurs locaux, industriels et startupers, ou collectifs d’amateurs dévoués… de nombreux promoteurs de ces « légumes de la mer » tentent de faire découvrir la cuisine aux algues aux Français. Un risotto à la laitue de mer, ça vous dit ?